Ce texte-ci est un de mes poèmes (qui a été publié dans une revue locale).
J'avais envie de partager des textes un peu plus personnels. J'en mettrais d'autres par la suite.
N'hésitez pas à donner votre avis ! ;)
C'est vous que j'attendais, belle, en ce lieu retiré.
Ma princesse, mon ange, je n'osais même plus vous rêver.
Et voici que je vous retrouve sous votre costume de fête.
Chacun dans ce carnaval immense a des allures de marionnettes.
Grimée en Impératrice Antique, c'est moi que vous attendiez.
Sur le chemin qui me menait à votre château je vous sentais déjà,
Votre parfum si doux, dans mon carrosse redoublait ma joie.
Madame, ma Comtesse, je ne suis pas le Comte, et ne le serais jamais,
Mais laissez-moi juste danser avec vous, comme si je vous avais épousé.
C'est vous que j'attendais tel Roméo, à l'écart de la fête, sur ce balcon fleuri.
Ce parquet de pierre partagé avec vous est mon paradis.
Ne font qu'ajouter encore à votre divine beauté.
Monsieur le Comte est loin de nous, allons, ma Princesse,
Laissez-moi donc inonder votre chevelure de tresses.
Tous vos invités dansent et s'amusent, ils se soucient peu de nous,
Laissez-nous aller, Madame, à notre amour fou.
Moi, sous mon masque de Soleil, j'ai emprunté au roi,
Ses allures hautaines, j'essaye de briller autant que l'astre narquois.
J'illuminerai vos yeux fabuleux d'épouse asservie.
Pendant que tout le monde se réjouit, au chaud dans votre réception,
Je suis bien heureux d'être en votre compagnie, dans le froid de la saison.
Et je profite à nouveau que votre regard de cristal oublie le Comte,
Partir avec moi, le quitter, amènerait sur vous la honte.
Laissez-moi vous dire encore que j'admire vos mains de porcelaine,
Et votre costume magnifique, votre fausse couronne, ma vraie Reine,
Mais je n'ai jamais été un prince méritant, ni un chevalier vaillant.
Regagnons la salle où tout le monde danse, ma chère et tendre amie,
Car votre mari je le vois, vous cherche, et ...ma femme aussi.
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© Nelemy - 2001


